Tour Eiffel made in Lorraine Exposition Tour Eiffel made in Lorraine au Musée de l’histoire du fer Full view

Tour Eiffel made in Lorraine

Saviez-vous que la Tour Eiffel, devenue un emblème international, a des origines lorraines ? Le fer qui a servi à sa construction a été extrait puis transformé en Lorraine avant d’être assemblé à Paris. Le musée de l’histoire du fer conserve d’ailleurs un escalier extérieur original de la tour Eiffel (démonté lors de l’installation d’ascenseurs). Abimé par l’âge et les intempéries, il a fait récemment l’objet d’une campagne de restauration et pour célébrer sa réinstallation au musée, une belle exposition temporaire revient sur l’histoire de la dame de fer.

Le fer lorrain

Dans la perspective de l’exposition universelle de 1889, un concours est lancé pour la création d’une « tour de fer à base carrée de 125 m de côté et de 300m de hauteur ». A cette époque, l’emploi du métal et du fer apparent dans la construction est de plus en plus répandu et est aussi un symbole de la réussite industrielle et technique française. Le projet de Gustave Eiffel est retenu (parmi 107 propositions) et il décide alors de travailler avec une entreprise lorraine, l’usine Fould-Dupont, avec qui il avait déjà collaboré avec succès.

Le minerai de fer provient de la mine de Ludres, une concession minière obtenue par Fould-Dupont en 1873 par décret gouvernemental. L’exploitation était souterraine avec trois entrées de galeries à flanc de coteau. En 1896, 600 tonnes par jour étaient extraites puis chargées dans des wagonnets tirés par des chevaux jusqu’à la voie ferrée pour être acheminées en train jusqu’à l’usine sidérurgique de Pompey.

L’usine sidérurgique de Pompey

A Pompey, le minerai de fer était fondu dans les hauts fourneaux pour être transformé en fonte puis transformé dans la halle de fours à puddler. En effet, Gustave Eiffel a choisi d’utiliser du fer puddlé pour la structure de sa tour et non de l’acier car il était moins coûteux et d’une excellente rigidité. L’exposition explique comment fonctionne ce procédé de puddlage qui fut abandonné plus tard au début du XXe siècle.

L’usine de Pompey était à l’époque une des plus modernes de la région et comprenait un bureau d’étude et d’essai. Le travail aux hauts fourneaux, aux fours et aux laminoirs restait toutefois très physique et dangereux pour les 1500 ouvriers. Pour la construction de la Tour Eiffel, l’usine a produit 8500 tonnes de fer.

Reste ensuite l’étape délicate du montage. Sans casque, ni chaussures de sécurité, ni harnais, les ouvriers ont bravé le vide pour assembler jour après jour la Tour Eiffel. Puis ce fut aux tour des peintres d’œuvrer (la Tour Eiffel doit d’ailleurs être repeinte régulièrement et a changé 7 fois de couleur).

Et devient le symbole de Paris

Bien que décriée au départ par certains, la tour Eiffel s’installe dans le paysage parisien. Au départ, elle ne devait durer qu’une vingtaine d’années et être démontée en 1909. Mais devenu un lieu d’expérimentation pour les premières liaisons radioélectriques T.S.F et un centre militaire radiotélégraphique lors de la première guerre mondiale, elle a été laissée sur le champ de Mars.

La Tour Eiffel fait aujourd’hui partie des 10 monuments les plus visités au monde. Elle est devenue un symbole repris sur de nombreux supports (films, affiches, objets souvenirs…). C’est cette popularité que présente la dernière partie de l’exposition. Les visiteurs sont d’ailleurs invités à apporter au musée leurs objets en lien avec la Tour Eiffel pour les ajouter à l’exposition.

Vous pouvez en profitez pour (re)faire un tour dans les collections permanentes. A l’occasion des cinquante ans du musée, 12 œuvres ont fait l’objet d’une mise en valeur particulière.

Musée de l’histoire du fer
1, avenue du Général De Gaulle
54140 JARVILLE-LA-MALGRANGE
03 83 15 27 70
Tarifs et horaires d’ouverture sur www.museehistoiredufer.fr

Ecrit par Julie

Julie est la community Manager de Nancy Tourisme.

Laisser un commentaire